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Rayman 3 – Une aventure complètement déjantée

Rayman contre ses nouveaux ennemis : les Hoodlums

Salutations, amis amateurs de personnages sans bras ni jambes. Aujourd’hui, nous allons parler de la mascotte incontestée d’Ubisoft, le seul personnage à faire de l’hélicoptère avec ses cheveux, j’ai nommé bien sûr Rayman ! Je vais me pencher sur le troisième opus, intitulé ” Hoodlums Havoc ” qui est sans doute l’aventure la plus ” what the fuckest ” du blondinet. Messieurs dames, veuillez laisser votre sérieux sur la table à votre disposition et armez-vous de votre sens de l’humour et de votre second degré !


Un peu de “Rayman History” …

 

Rayman

Première image ” officielle ” de Rayman.

Avant de vous parler du jeu plus en détail, nous allons réviser nos classiques. Un peu de rafraîchissement de mémoire ne fait de mal à personne, après tout. Remontons une petite vingtaine d’années en arrière et parlons d’abord d’un certain Michel Ancel. Le “Papa de Rayman” a intégré Ubisoft en 1989 en tant que graphiste indépendant. En 1992, il retrouve un ancien croquis représentant un adolescent sans jambes et sans bras … la suite, vous la connaissez sûrement. Trois ans plus tard, soit en 1995, le premier jeu Rayman sort sur la Jaguar, la Playstation ainsi que Microsoft Windows. Plus tard, le jeu sera adapté sur d’autres consoles. Le jeu est un plateforme 2D en scrolling horizontalRayman doit bien entendu sauver le monde d’une immense catastrophe. Un scénario plus que basique dans le monde de la plateforme, le tout dans une ambiance jazzy où la plupart des musiques ont d’ailleurs été composées par des jazzmen. L’univers offre un ton cartoonesque qui émerveillera les critiques de l’époque.

Comme quoi, il n’y a pas que les américains et les japonais qui peuvent sortir de bons jeux vidéo !

 

Le deuxième opus de la série, Rayman 2 : the Great Escape sort en 1999 sur Nintendo 64 et sur PC. Nous passons à la 3D et autant dire que l’univers change radicalement. Fini les jolies forêts, les mondes où cohabitent des tam-tams ainsi que des notes de musique. Maintenant, on nous offre des pirates-robots qui veulent bien sûr détruire le monde. C’est d’ailleurs dans ce jeu qu’est survenu un de mes traumatismes d’enfance avec le passage de Jano, dans la Grotte des Mauvais Rêves

Jano attaque Rayman

Avouez … Jano qui pourchasse Rayman en a fait cauchemarder plus d’un.


Rayman 3 : un jeu plus mature que ses prédécesseurs ?

 

Rayman Hélicoptère Cheveux

Le nouveau design de Rayman dans sa troisième aventure contre les Lums Noirs.

Entrons enfin dans le vif du sujet après ces quelques lignes d’histoire. Nous allons maintenant partir en 2003 où les développeurs ont voulu faire de nouveau évoluer l’univers de Rayman dans une atmosphère beaucoup moins cartoonesque qu’avant.

Alors que Murphy, l’étrange hybride grenouille-mouche de la licence, vagabondait tranquillement dans la Croisée des Rêves, il est témoin d’un horrible spectacle pour le moins étrange. Un Lums Rouge, par l’opération du Saint-Esprit sans bras, s’est transformé en ignoble Lums Noir du nom d’André et s’amuse à changer tous ses congénères comme lui. Réalisant que sa taille est assez médiocre, il charge sa nouvelle armée de tondre les animaux des alentours pour se fabriquer des tenues qui feraient pâlir de jalousie les plus grands couturiers français. Pendant ce temps, Rayman et Globox profitent d’une bonne sieste bien méritée après avoir sauver le monde pour la deuxième fois. C’était sans compter Murphy qui ne laissera jamais une once de répit au pauvre Rayman qu’il sauve de justesse du fusil d’André.

Une introduction qui vous fait saliver ? Personnellement, rien qu’en apprenant le nom du méchant, je me suis dit que ce jeu n’allait pas vraiment représenter la maturité dans toute sa splendeur.

” Pas moyen de pouvoir prendre un petit roupillon ! Il va falloir sauver le monde une nouvelle fois et fissa ! “

Sans grande surprise donc. En revanche, là où le jeu se voit original à mon sens, c’est qu’après avoir décousu le magnifique costume d’André, il va se trouver une autre tunique … qui n’est autre que l’estomac de notre cher Globox – car oui, à force de crier d’effroi la bouche grande ouverte, on finit par gober des mouches ou pire, le chef des Lums Noirs !

Globox

Globox, le meilleur ami de Rayman, et l’hôte involontaire du grand méchant.

Rayman arrive alors au Cœur du Monde, qui ressemble plus à une boîte de discothèque des années 90 que l’idée que l’on pourrait se faire de l’endroit. On l’envoie alors chez le médecin – oui, oui, Rayman doit emmener Globox chez le médecin avant de sauver le monde ! – qui pourra extraire André du corps de la grenouille bleue et le héros sans bras finira le travail de lui-même. Sauf que bien sûr, aller chez le médecin dans la Croisée des Mondes s’avère un petit peu plus compliqué qu’y aller chez nous. Imaginez : vous avez l’ennemi public numéro 1 dans l’estomac et pour aller chez le médecin, vous devez traverser la ville bondée de sbires du méchant qui ne désirent qu’une chose, avoir votre peau. Ah et bien sûr, vous êtes accompagné de votre ami de toujours qui n’a pas de bras, pas de jambes et qui réussit à faire de l’hélicoptère avec ses cheveux (comme dirait Murphy lors de l’introduction du jeu “de l’hélico avec les cheveux … les développeurs ont fumé ou quoi ?“). Si vous arrivez à vous imaginer cela, je vous prescris d’ailleurs quelques médicaments, mais au moins vous avez réussi à vous faire une idée plus que globale du jeu. Je ne vais pas me risquer à vous en dire plus sur l’histoire, je vous laisserai le découvrir par vous-même ! Et si jamais vous ne voulez pas, voici un petit let’s play que vous pourrez regarder un soir en mangeant une pizza dans le lit.

Coeur du Monde, Rayman

Si toi aussi tu imaginais le Cœur du Monde de Rayman comme ceci … tu as un cerveau très bizarre !

Parlons maintenant de l’ambiance du jeu. Comme je vous le précisais dans le titre, nous sommes plongés dans un univers plus mature que les deux volets précédents. Au revoir petit esprit “cul cul la praline” des deux aventures passées et bonjour esprit sarcastique et beaucoup plus sombre. Pour cette dernière caractéristique, un seul coup d’œil aux graphismes du jeu pourra vous prouver mes dires. Alors que le premier jeu Rayman était coloré et plongé dans un monde féérique, Rayman 3 nous emmène dans des forêts plus réelles, plus “dark” qu’avant. Sans parler du désert des Knarens, êtres invincibles ressemblant à des Némésis en plus “mignons”.

Rayman rire

Les blagues dans Rayman 3 ne volent pas haut mais en feront rire plus d’un.

Comment parler de l’ambiance sans vous parler des dialogues de ce jeu. Mon dieu, jamais un jeu ne m’avait autant fait rire que celui-ci ! Certains diront que les blagues de Rayman 3 ne vont pas plus haut que le dessous de la ceinture et douteront donc de la maturité gagnée du jeu … Mais j’affirme le contraire. Nous avons d’abord un Murphy qui n’hésite pas à “trash talk” Ubisoft comme un joueur de Riven dans League of Legends qui se fait totalement stomp par un Blitzcrank. Puis Globox vient rajouter une petite couche en s’amusant à parler aux fleurs ou alors à vociférer des paroles vides de sens après avoir englouti du jus de pruneaux. André, quant à lui, n’hésite pas à rajouter son petit grain de sel. Exemple : lorsque Rayman doit viser des cibles avec un de ses pouvoirs, s’il manque le méchant, il va partir d’une crise de rire en lui disant “J’espère que tu vises mieux avec les filles !” Blague nulle, certes, mais un enfant ne pourrait certainement pas la comprendre. Enfin, les P’tizêtres que vous devez délivrer – point inchangé dans la série – trouveront toujours une excuse pour vous laisser en plan. “ Je dois lacer mes chaussures ” ou encore “Faut que j’aille voir là-bas si j’y suis.” Et je me dois de vous parler finalement des Knarens qui ont des répliques tout simplement CULTISSIMES !

La mienne est plus grosse que la tienne ! – Peut être, mais la mienne est plus longue. Regarde, je peux même toucher mon nez avec ! – Vous allez arrêter avec vos capuches ?!

Bref, trop de répliques cultes pour ma part, je vous laisse un lien si jamais vous voulez en lire un peu plus sur le sujet.

Globox et Rayman Premier Monde

Globox tombe sur Rayman alors que leur aventure vient à peine de commencer.


Rayman 3 dans le détail.

Exit l’ambiance et les graphismes, parlons maintenant du jeu dans des aspects un petit peu plus techniques. Sorti donc en 2003 sur Gamecube, Playstation 2 et X-Box, nous sommes toujours sur un jeu de plateformes très classique qui laisse cependant d’avantage place à l’action que les précédents opus. Par action, je parle surtout du nombre d’ennemis BEAUCOUP plus importants à exterminer, des boss un peu plus nombreux et des mondes plus vastes à explorer. Malgré ce dernier point, la durée de vie du jeu n’excelle pas vraiment, on le finit après seulement une petite dizaine d’heures. En revanche, ce manque est comblé par le système de combo qui vous fait gagner des points – affichés en haut à gauche de votre écran de jeu – ce qui débloque des mini jeux bonus ainsi que des vidéos de propagande tout bonnement hilarantes.

Le gameplay reste cependant inchangé. Vous pouvez envoyer vos poings sur la tronche des ennemis à quatre kilomètres à la ronde – l’avantage de ne pas avoir de bras, dirons-nous -, faire de l’hélicoptère avec vos cheveux et vous accrocher à des anneaux flottants.

Pouvoir de Rayman

Rayman et son fameux hélicoptère … avec autre chose que ses cheveux.

En revanche pour ce qu’il y a de changé, c’est la manière d’acquérir les pouvoirs de Rayman. Dans ses deux dernières aventures, lorsque vous gagniez un pouvoir, vous le débloquiez de façon infinie. Une fois que vous l’aviez, pas moyen de le perdre. Dans Rayman 3, les pouvoirs s’acquièrent grâce à des canettes lâchées par certains ennemis. Rayman gagnera un pouvoir – et une tenue – de façon temporaire et pourra soit voler, s’accrocher aux anneaux volants, lancer un missile télécommandé, rétrécir les ennemis ou simplement détruire des portes avec ses poings. Bien sûr, il y a un ou deux pouvoirs dont Rayman pourra se servir de manière infinie, comme pouvoir transformer des Lums Noirs en Lums Rouges grâce à une jolie grimace, mais l’essentiel restera dans ces fameuses canettes – appelées Lessive Hoodlums

 

Personnellement, je trouve que cet opus reste le meilleur de la première trilogie. Les animations sont beaucoup plus soignées et les différents paysages recèlent de faune et de flore, comme des champignons dansants ou alors des petites tortues qui flirtent entre elles et qui n’hésitent pas à vous insulter si jamais vous les prenez pour un ballon de foot. Quant aux musiques, je vous laisserai avec l’opening de Rayman, réalisé par le groupe Groove Armada pour que vous vous fassiez une idée de la bande son du jeu. Mais étant d’une grande générosité, je vous mets un petit lien juste ici !

 


Je ne vais pas m’étendre sur la licence Rayman en vous parlant des Lapins Crétins ou alors de l’excellent Rayman Origins car ce n’est pas le sujet aussi. Rayman 3 : Hoodlums Havok restera sans doute dans mon top 5 des jeux vidéo que je préfère le plus. L’ambiance délirante, les graphismes, la bande son, tout y est pour faire un excellent jeu de plateformes.

Kaena
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ZVARRI !! ♀ Modératrice confirmée | Rédactrice en devenir - Level : 23 -League of Legends : ADC - Support - Toplaneuse || [ Kaena Squad ] Video Games Hardcore Loveuse [ Mario - Pokemon - FF - Tales of Symphona - Sonic ] ♥ Boxers ○ LOTR ○ Disney ○ Metal ○ Coffee ○ Mangas

1 Comment on Rayman 3 – Une aventure complètement déjantée

  1. J’avais oublié ce jeu ! Je l’avais adoré sur GameCube <3 !

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